Cyril Dumoulin : « Les réseaux sociaux sont l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle »

Cyrilwtts.pngPhotos : Arnaud Masson – Création : Well’Com to the Stadium

Cyril Dumoulin : « Les réseaux sociaux sont l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle »

Après avoir été l’un des premiers handballeurs du championnat français réellement actif sur les réseaux sociaux, l’actuel gardien du HBC Nantes, Cyril Dumoulin, continue de partager son aventure via internet.  Cela l’aura même mené vers des alternatives de carrières qu’il n’aurait peut être pas pu envisager sans les réseaux sociaux. 

Well’Com to the Stadium : Quels sont les réseaux sociaux dont tu te sers le plus ?
Cyril Dumoulin : Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin aussi de plus en plus. Ce qui m’intéresse le plus avec Linkedin, ce sont les transversalités entre le sport et l’entreprise qui peuvent m’être utiles pour ma reconversion ou mes stages.
avatar : Quelle utilité ont-ils pour toi ?
CD : Selon moi, les réseaux sociaux sont là pour raconter une histoire. Celle de Cyril Dumoulin le joueur de handball, mais également ce qu’il vit au quotidien. Je dis parfois qu’on est un peu des « intermittents du spectacle ». On a besoin du public pour exister c’est donc normal de créer cette relation avec le public, de partager avec lui ce que nous vivons, de lui donner envie de le vivre encore plus et d’être encore un peu plus proche de nous.

avatar : Est ce que la gestion de tes réseaux sociaux et de ta communication influence ton quotidien ?

CD : Oui et non. Je ne sais pas si ça vient de mon éducation, mais je m’impose de répondre à tous les messages que l’on m’envoie même si ce n’est qu’un smiley ou un merci. Les gens prennent le temps de m’envoyer un message donc c’est normal que je prenne le temps de leur répondre. Cela prend du temps, certes, mais pas autant que ce qu’on peut penser. J’ai juste pris l’habitude d’utiliser tous les petits “temps morts” qu’on peut avoir dans une journée pour répondre aux messages.


avatar : T’en occupes-tu tout seul
 ?
CD : Oui, je m’attache vraiment à gérer tout tout seul, même si parfois ça prend un peu de temps. Le but est de créer un échange, de raconter une histoire et si ce n’est pas toi qui est vraiment derrière tes posts, je trouve ça dommage. Cela ressemble plus à un « placard de publicité », une campagne de communication et ce n’est vraiment pas ce que je veux faire.


avatar : Portes-tu une réelle attention à ce que tu publies
 ?
CD : Il y a les deux. Il y a des posts où je vais vraiment faire attention à ce que je mets comme photo ou ce que je vais dire parce que j’ai le sentiment qu’il y a toujours un message à faire passer. Mais, il y a aussi des moments où ça doit me correspondre, donc si j’ai envie de mettre quelque chose, même si ça sort peut être du contexte traditionnel, je le fais. C’est aussi ça qui est intéressant, de se laisser cette liberté de s’exprimer.

avatar : Ton club donne-t-il des consignes particulières sur votre façon de communiquer
 ?
CD : Non, pas du tout. Je suis depuis très longtemps sur les réseaux sociaux, je crois même que le club y est depuis moins longtemps que moi, en tout cas de manière active. Il y a même parfois des échanges entre les joueurs et le club. Je pense d’ailleurs que ce sont des choses qui sont encore à développer. Il devrait y avoir plus de publications communes entre les clubs et leurs joueurs. L’idée, c’est de créer l’échange, le lien. Le but du réseau social n’est pas simplement de balancer des informations, c’est de créer l’interaction au maximum.
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avatar : Est ce que les réseaux sociaux te servent à resserrer les liens avec le public
 ?
CD : Je pense, oui, mais il faut bien les utiliser. Ce n’est pas une critique mais personnellement, je trouve qu’un réseau social qui n’est pas géré par la personne elle-même, ça n’a pas de sens. C’est comme avec les selfies de la victoire (désormais appelé « selfictoire » N.D.A). Avec ce genre de choses, tu peux créer des repères. Les supporters apprécient ce genre de publications car ils savent que ce sont des photos qu’ils ne verront que sur les réseaux sociaux. Ils savent qu’ils ne les retrouveront pas ailleurs donc ils se sentent plus proches de nous même si ça doit faire râler pas mal de journaliste (rires)...

avatar : Les « selfictoire » sont donc un peu devenus une tradition 
?
CD : Oui complètement. Cette année, j’ai d’ailleurs décidé que ce n’était pas moi qui prendrait la photo mais un joueur différent à chaque victoire. Ce qui est marrant c’est qu’au début, quand j’ai commencé à le faire, les mecs n’étaient pas forcément très « chauds » ou alors ils me disaient : « C’est bon, on ne va pas faire ça à chaque fois… » et puis maintenant, quand on gagne, ils me disent « bon Cyril on fait le selfie ou pas ? ».
image stage

avatar : Penses-tu que les réseaux sociaux aident au développement du sport, à sa démocratisation
 ?
CD : Evidemment ! Ce qu’il y a de plus dur dans la démocratisation du sport, c’est de prendre le réflexe, soit d’aller faire du sport, soit d’aller voir du sport. C’est une véritable démarche. C’est aussi un budget. Les réseaux sociaux rendent accessible une partie de cet univers gratuitement. Aujourd’hui, il y a énormément de vidéos de sport qui sont diffusées via les réseaux sociaux. Cela permet déjà d’avoir une véritable idée de ce qu’est le sport et de savoir si ça te plait même avant d’aller voir un match. Tu peux aussi t’attacher à des équipes ou à des personnages, des joueurs, grâce aux réseaux sociaux. C’est ça aussi qui peut amener les gens à aller voir des matches. Je pense que c’est un véritable vecteur, même aujourd’hui, l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle...

avatar : Considères-tu les réseaux sociaux comme des outils de travail dans ta carrière de sportif professionnel
 ?
CD : Oui, et c’est aussi un peu particulier pour moi car aujourd’hui je ne suis plus uniquement joueur professionnel de handball. Mais c’est aussi grâce aux réseaux que je me suis diversifié. Par exemple, mon livre est un prolongement de ce que j’ai commencé à partager sur les réseaux sociaux. Ensuite, il y a eu les stages. Et puis, même si je n’aime pas dire ça car ce n’est vraiment pas l’état d’esprit, il y a quand même une certaine démarche commerciale. Dans la mise en avant de partenaires, dans les stages, dans la boutique que je suis en train de mettre en place. Il y a cette démarche là mais c’est aussi la logique de la communication. La communication, c’est de la séduction et la question qu’il faut se poser c’est : pourquoi veut-on séduire les gens ? Tu as différentes réponses et c’est surtout ça qui est important. 

avatar : Penses-tu que les réseaux sociaux t’ont aidé au développement de tes stages de handball
 ?
CD : Oui complètement. Sans les réseaux sociaux mes stages n’auraient tout simplement jamais vu le jour. J’avais cette volonté de faire les stages et il y a eu une bonne rencontre avec mon associé. On s’est entendu sur les compétences et sur l’état d’esprit dans lequel on voulait le faire. Mais aujourd’hui, clairement, le succès de mes stages repose à 90% sur les réseaux sociaux. C’est grâce à eux que j’ai pu les faire connaître.

Pour suivre Cyril Dumoulin sur les réseaux sociaux :

instagram-logo-ywb INSTAGRAM               facebook-770688_960_720  FACEBOOK
twitter-icon-vectorTWITTER           search-engine  http://cyrildumoulin.com 

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