Malick Traoré : « Le journalisme et l’information en général ont été modifiés par l’avénement des réseaux sociaux »

Malick4 Photos : Canal + – Création : Well’Com to the Stadium

Malick Traoré : « Le journalisme et l’information en général ont été modifiés par l’avènement des réseaux sociaux »

Habituellement, c’est lui qui mène le débat ! Journaliste sportif, actuellement sur Canal +, Malick Traoré a répondu à nos questions et nous a donné son point de vue sur les réseaux sociaux et ce qu’ils ont apporté au journalisme et à la communication.  

Well’Com to the Stadium : Peux tu te présenter et nous dire quels réseaux sociaux tu utilises (sur le plan professionnel et personnel si différents) ? Malick Traoré : Je m’appelle Malick Traoré, j’ai 28 ans et depuis 3 ans je suis (officiellement) journaliste sportif. Je présente depuis 3 saisons maintenant une émission qui s’appelle « Onze d’Europe ». C’est une émission pour tout savoir sur le football anglais et espagnol, et qui est exclusivement réservée aux abonnés du groupe Canal sur le continent Africain. Depuis le début de la saison 2018-2019, j’ai la chance d’animer également les soirées de ligue des champions chaque mercredi. J’utilise principalement trois réseaux sociaux : Instagram, Facebook et Twitter.
avatar : Quels rôles ont les réseaux sociaux dans ton métier de journaliste sportif ? 
MT : Pour moi, aujourd’hui, dans l’utilisation de ces réseaux, la frontière est extrêmement poreuse entre le pro et le perso. Par exemple, Instagram et Facebook sont des très bons moyens de rester en contact avec ma famille ou des amis que j’ai perdus de vue. Mais, dans le même temps, ce sont des outils solides d’échange, de partage avec ceux qui suivent nos émissions. Évidemment, tout ce qui peut servir à mélanger votre vie professionnelle et privée est à utiliser avec parcimonie. Parce que le moindre post, la moindre photo, parfois à caractère privé, ne l’est plus une fois qu’il est posté sur la toile. 
avatarComment utilises-tu les réseaux sociaux au quotidien ? Quel type de post réalises-tu ?
MT : Dans la préparation d’une émission je vais généralement faire une veille sur un réseau, Twitter en l’occurrence, pour avoir toutes les dernières infos des clubs de football : communiqué pour un transfert, blessures… Je peux, également, être amené à chercher des statistiques via les comptes Opta, véritable référence pour obtenir les données chiffrées les plus précises relatives au ballon rond. On n’a pas l’obligation de poster à chaque fois, en revanche, ne pas prendre connaissance de ce qui se fait, ou se dit, sur ces plate-formes peut être handicapant. Personnellement je ne suis pas très bavard (rires) mais j’aime de temps en temps demander à ma communauté ce qu’ils ont pensé d’un match que nous avons diffusé. Ou alors, je peux leur demander un pronostic, faire un sondage pour recueillir leur avis sur un sujet. Il m’arrive parfois de faire des lives pour « teaser » nos programmes, ou montrer les coulisses d’une émission.
avatarLes réseaux sociaux sont-ils un nouvel outil de communication pour les journalistes ? Peuvent-ils interférer dans ton rôle de journaliste sportif ?
MT : A mon sens les réseaux sociaux sont devenus effectivement un outil de communication pour les journalistes. En ce qui me concerne je communique sur mes programmes. Dans une époque, où tout est analysé, décrypté et ou le propos mal interprété peut prendre des proportions non souhaitées… le réseau social est parfois un moyen de se justifier, ou de se défendre.
avatar : L’information (et le journalisme) ont-ils été transformés avec l’avènement des réseaux sociaux et des applications téléphone ? 
MT : Évidemment, le journalisme, l’information en général, a connu une mutation. Les réseaux sont un canal important de distribution de l’info. De même, les applications sur smartphone démocratisent encore plus l’accès aux infos. Vous n’avez plus besoin forcement d’attendre le 20h pour avoir les news du jour. Puisque vous les avez au fur et à mesure de la journée via vos applis.
avatar : Vois-tu cela d’un œil plutôt positif ou négatif ?
MT : C’est plutôt positif puisque on a accès rapidement à l’information. Mais peut-être que cela développe également l’addiction à son téléphone. C’est une innovation qui met également en péril la presse écrite…

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Éline Lucet : « Le pentathlon moderne a besoin de la communication et des réseaux sociaux pour se développer »

eline2 Création : Well’Com to the Stadium

Éline Lucet : « Le pentathlon moderne a besoin de la communication et des réseaux sociaux pour se développer »

Cinq disciplines : l’escrime, la natation, l’équitation, le tir et la course à pied constituent une épreuve olympique par excellence, le pentathlon moderne. C’est le sport qu’a choisi Éline Lucet, jeune pentathlète de 21 ans. Rencontre avec une sportive complète qui croit au pouvoir des réseaux sociaux pour le développement du pentathlon moderne. 

Well’Com to the Stadium : Quels réseaux sociaux utilises-tu ?
Éline Lucet : Facebook et Instagram mais j’ai des profils personnels et professionnels pour chaque réseau. J’utilise Facebook principalement pour les partages en rapport avec mes partenaires qui sont moins sur Instagram. Cela me permet de mettre également mes résultats, ma préparation, mes entraînements, mes stages, mes déplacements, … mon actualité.
Instagram, je l’utilise pour les mêmes choses mais c’est plus journalier. J’essaye d’utiliser principalement les stories grâce auxquelles je publie tous les jours de nouveaux contenus. Ensuite, j’essaye de mettre deux à trois posts par semaine pour parler de mon sport. Je parle aussi parfois de l’ostéopathie car c’est quand même mon futur métier et il faut que les gens comprennent que je ne fais pas que le pentathlon, que j’ai aussi mes études et mon boulot à côté.
avatar : Tes réseaux sociaux t’ont-ils apporté des choses jusqu’à présent ?
EL: Oui ! Ça m’a permis notamment de faire des rencontres car des personnes ont découvert le pentathlon moderne via mes réseaux. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est que beaucoup m’ont dit qu’ils aimeraient bien faire du pentathlon en découvrant la discipline. C’est super appréciable car je me rends compte que les gens sont demandeurs. Ils posent beaucoup de questions sur le sport. Par contre, ce qui me déçoit un peu c’est qu’il n’y a pas de club partout et notamment en Pays de la Loire. Les Nantais, principalement, me disent qu’ils aimeraient bien inscrire leurs enfants au pentathlon, ils me demandent où il y a un club et… il n’y en a pas ! Le plus proche ce doit être Bordeaux. Il y a pas mal de club autour d’Aix, Perpignan ou Paris mais dans la région, il n’y en a pas.
avatar : Est ce que le pentathlon est bien représenté sur les réseaux sociaux ?
EL : Elodie Clouvel, vice championne olympique à Rio en 2016 (@elodieclouvel), a une bonne communication sur ses réseaux sociaux mais elle partage plutôt son quotidien, pas forcément sur le pentathlon. Elle le fait un petit peu mais elle évoque plus souvent ses partenaires ou le mannequinat qu’elle fait aussi à côté. Il y a aussi d’autres athlètes, par exemple Valentin Prades (@valentinprades), qui, lui, met beaucoup de choses sur le pentathlon avec notamment ses résultats, ses entraînements, … Je remarque quand même que les pentathlètes sont plus sur Facebook, que la communication faite sur sur pentathlon moderne y est plus forte. Peut être que les intéressés sont « plus vieux », ils ont plus la trentaine je pense et Instagram est « plus jeune ». Je me suis mise à Instagram seulement au mois de juin/juillet. C’est donc tout récent pour moi..
avatar : Pourquoi avoir commencé seulement récemment Instagram ? 
EL : J’ai remarqué que Facebook s’était beaucoup développé auparavant mais que maintenant cela ralenti par rapport à Instagram qui explose. Je me suis dit que, mine de rien, je toucherai certainement plus de gens en ajoutant Instagram à mes réseaux. Pour le moment, ce n’est pas le cas mais je pense que ça arrivera.
avatar : Cherches-tu à gagner des abonnés pour te faire plus connaître ?
EL : Non, vraiment pas. Je ne saurais même pas comment faire (rires). D’un côté, je me dis que je n’ai peut-être pas beaucoup d’abonnés mais qu’au moins je sais qu’ils sont vraiment intéressés. Je préfère en avoir très peu et avoir de vrais échanges avec eux, pouvoir discuter. Il y en a pas mal qui m’ont envoyé des messages quand j’étais au Japon (pour sa première compétition internationale seniors N.D.L.R) pour avoir les résultats, savoir comment ça se passait, … Au moins c’est plus intimiste, je me sens bien entourée. Je préfère ça qu’avoir plein d’abonnés et de m’y perdre…

avatar :  Comptes-tu sur les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux partenaires 
?
EL : Oui car les réseaux sociaux sont réellement un plus. A chaque fois que je parle avec mes partenaires, même ceux que j’ai actuellement, quand je veux renégocier avec eux leur apport financier ou les aides quelconques que je voudrais avoir avec eux, je leur mentionne les posts que je fais sur les interventions que je fais chez eux, je leur explique l’engagement que ça a suscité, … ça créé des échanges. Un partenariat, c’est quand même un échange entre deux personnes. Ils me donnent des choses mais il faut que je leur en donne aussi en échange. C’est important de souligner cela grâce et via les réseaux sociaux. C’est aussi pour ça que j’ai ajouté Instragram. Ça me fait deux réseaux sociaux donc ça ouvre encore plus de portes.
avatar  : Est-ce indispensable pour toi d’être sur les réseaux sociaux aujourd’hui?
EL : Indispensable, je ne sais pas. De base, je n’expose pas vraiment ma vie. C’est aussi pour ça que j’ai des comptes privés et des comptes réservés au sport. Je n’ai pas trop envie que tout le monde connaisse ma vie privée. Au début, je me suis vraiment forcée pour Facebook. Ce sont mes entraîneurs et mon entourage qui m’ont dit qu’il faudrait que je m’y mette car les partenaires apprécient… C’est important pour les partenaires entre tout ce qui va paraître dans la presse et sur les réseaux sociaux, c’est ce qu’ils gagnent eux. C’est la visibilité que je peux leur offrir. Et moi je ne pourrai pas continuer sans mes sponsors qui me financent 50% de ma saison.

avatar : Quelle place prennent les réseaux sociaux dans ta vie ?

EL : Je m’y mets de plus en plus et j’y prends goût. Je commence à trouver les petits trucs en plus sur Instagram mais ce n’est pas super simple (rires). Quand j’ai commencé Facebook, j’avais dit à mon entraîneur « ça va si je mets une photo une fois par mois ?! ». Il m’avait répondu « mmmmh il va peut être falloir faire plus » (rires). C’est ce que j’essaye de faire.

 

avatar : Penses-tu que les réseaux sociaux peuvent être un outil de développement pour le pentathlon moderne ?
EL : Oui complètement ! Je pense qu’il en a vraiment besoin, surtout en ce moment. Le développement est compliqué. Je pense que les gens ne connaissent pas assez ce sport. Ça commence à être un peu plus médiatisé mais on ne le voit quasiment qu’aux Jeux Olympiques. Depuis un an – un an et demi, ils passent les Coupes du Monde à la télé. C’est souvent en décalé, ça passe une semaine, voire deux, après mais c’est toujours ça. Au moins, les gens qui regardent l’Equipe 21, peuvent voir les épreuves et la compétition. C’est compliqué mais je pense que c’est important d’en parler.
Peut être qu’il n’y a pas assez de communication de faite ou que ce n’est pas assez bien géré à la fédération. J’ai conscience que c’est réellement compliqué. La fédération a même failli disparaître l’année dernière. Mais il y a des choses à faire. Je vois mon club de Perpignan (qui compte entre 400 et 450 licenciés) a une super communication. Ils ont développé, pour les enfants, des ateliers de course et de tir. C’est super ludique, ils adorent. Ils travaillent également sur le développement du pentathlon handisport. Ils visent les enfants et vont dans les écoles les mercredis pour faire découvrir notre sport et c’est ce qu’il faut faire. Les enfants sont la meilleure cible pour se faire connaître et développer le pentathlon moderne.

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Lucas Hervouet : « Avoir une présence active veut également dire pouvoir contrôler l’image du club »

Lucas Hervouet.pngPhotos : Arnaud Duret / FC Nantes – Création : Well’Com to the Stadium

Lucas Hervouet : « Avoir une présence active sur les réseaux veut également dire pouvoir contrôler l’image du club »

Vous le trouverez rarement sans son téléphone à la main. Son nom ? Lucas Hervouet. Sa profession ? Community manager du FC Nantes depuis maintenant deux saisons. Rencontre avec un jeune homme de 24 ans qui maitrise déjà les clés des réseaux sociaux à la perfection et met cela au service du club de football nantais. 

Well’Com to the Stadium : En quoi consiste le travail de community manager dans un club de football professionnel ?
Lucas Hervouet : Mon travail consiste à informer quotidiennement nos supporters et ceux qui nous suivent sur les réseaux sociaux de l’actualité du club, et veiller à la bonne image de celui-ci sur le digital. Cela passe par de la publication de contenus en tout genre (relais du site internet, vidéo, photos), et des interactions avec les internautes (réponses, sondages, jeux-concours).
avatar : Quels sont les réseaux sociaux que tu utilises pour le FC Nantes et dans quel but ?
LH : Nous avons l’ambition d’être présents et actifs sur le plus de canaux possibles. J’utilise les plus connus, à savoir Facebook, Twitter, Instagram et Snapchat. Nous sommes aussi présents sur Dugout et Linkedin, et nous venons d’annoncer notre arrivée sur la plateforme « IGTV » d’Instagram. Chaque réseau social a un but commun : informer de l’actualité et transmettre une image positive du Club, mais est utilisé différemment. Sur Facebook par exemple, nos supporters sont plus avides de contenus vidéo, de préférence « inside ». Sur Instagram, nous sommes plus dans la « belle photo » à travers des clichés d’émotion. Sur Snapchat et Instagram Story, j’essaie de montrer tous les coulisses auxquels nos suiveurs n’ont pas forcément accès.

avatar : Est-ce une obligation aujourd’hui pour un club de football professionnel d’avoir des réseaux sociaux actifs ?

LH : Oui, à 100%. Le digital a pris une dimension incroyable ces dernières années, et donc les réseaux sociaux aussi. Aujourd’hui, chacun souhaite avoir l’information le plus rapidement possible, gratuitement. Et les supporters veulent suivre leur équipe le plus possible chaque jour. Les réseaux sociaux permettent tout ça. Avoir une présence active veut également dire pouvoir contrôler l’image du club, c’est naturellement indispensable.


avatar : Travailles-tu avec les joueurs pour les aider à gérer leurs réseaux sociaux
 ?
LH : Même si je garde un oeil attentif sur ce qu’ils publient, les joueurs professionnels gèrent très bien leurs réseaux sociaux. Ceux qui y sont présents connaissent les risques et savent les manier à bon escient. Il m’arrive de les aider pour un texte qu’ils souhaitent publier, pour certifier leurs réseaux sociaux ou faire leurs premiers pas sur un réseau…
En revanche, en interne, on organise chaque saison une « formation » réseaux sociaux et médias pour les jeunes du centre de formation, des U15 à l’équipe réserve. Le but étant de les former à la bonne utilisation des réseaux sociaux, les sensibiliser aux risques, les mettre en situation face aux médias. Tout en leur précisant qu’il est intéressant d’être présent, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans les médias.

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Lucas Hervouet et le FC Nantes viennent d’atteindre les 100 000 abonnés sur Instagram.


avatar : Recevez-vous (toi en tant que CM et les joueurs) des consignes de la part du club ? Devez-vous tenir une ligne directrice précise
 ?
LH : Les joueurs n’ont pas de ligne directrice précise, ils gèrent leurs réseaux comme bon leur semble, même si forcément, on veille à ce qu’il n’y ait aucun dérapage.
Me concernant, j’ai une ligne éditoriale précise pour chaque réseau social.


avatar : Tu te dois, certainement, de poster tous les jours sur les réseaux du club. Comment gères-tu le fait de devoir être connecté en permanence
 ?
LH : C’est effectivement l’un des inconvénients du métier, encore plus marqué dans un club de football où l’actualité est quotidienne et les matches le week-end. Pour être honnête, ce n’est pas forcément simple à gérer, mais il faut savoir s’organiser pour pouvoir décrocher dès qu’on en a la possibilité.

 

twitter
Et le demi million sur Twitter !
avatar  : Comment gères-tu les moment de crises qui peuvent se produire au sein du club ?
LH : C’est ici que se joue le plus compliqué du métier. Il faut savoir anticiper les réactions que pourraient susciter les publications, éviter d’attiser les critiques, et surtout, savoir trouver les bons mots pour rester optimiste, et garder une image positive du club. 

avatar : Les réseaux sociaux servent-ils à renforcer les liens avec le public, à diminuer les frontières qui peuvent exister 
?
LH : Oui, totalement. Il y a encore quelques années, il était quasiment impossible pour le public de découvrir l’envers du décor d’un vestiaire, les couloirs d’un stade, de suivre du travail ou de chez soi les conférences de presse d’avant-match, des entraînements ou des échauffements d’avant-match, par exemple. Le fait de pouvoir interagir et répondre aux questions en quelques secondes facilite également ce lien. Et, je suis convaincu que le fait d’entretenir une relation avec le public, que ce soit par des réponses ou des opérations avec lui, joue énormément dans la cote de popularité d’une entreprise.
avatar : Penses-tu que le football (dans son ensemble) a évolué avec l’avènement des réseaux sociaux ?
LH : C’est difficile à dire, parce que le football reste le terrain avant tout, les résultats. Les réseaux sociaux ne sont qu’une pièce du puzzle. Ils aident à entretenir une bonne communication, donc je dirais qu’ils aident à mettre en avant le football dans son ensemble…

avatar : Est ce que faire le buzz est quelque chose que tu recherches 
?
LH : Pas spécialement. Je gère les réseaux sociaux d’une institution, d’un grand club français au fort passé. On ne peut pas se permettre de créer le buzz à tout va. En revanche, quand je juge que la situation s’y prête et que les retours peuvent être bons, oui, c’est intéressant. Parce que, forcément, ça va faire parler du club, en bien, via des reprises de médias, etc… Et le but d’un community manager, c’est de faire parler de l’entreprise pour laquelle il travaille de façon positive. On l’a d’ailleurs vu avec notre mercato estival : avec l’aide de tout le service communication du club, on a cherché pour chaque nouvelle recrue une façon originale de l’annoncer. Quasiment chacune de nos annonces a fait le buzz, et au-delà de faire parler de nos nouveaux joueurs, ça a aussi donné une image super positive du FC Nantes

avatar : Quels sont les pièges à éviter ?

LH : Tomber dans la routine. On a la chance de voir des nouveautés régulièrement sur chaque plateforme, il serait bête de ne pas s’en servir. D’autant que les suiveurs cherchent de la nouveauté constamment. 

avatar : Quelles sont les limites des réseaux sociaux ?
LH : Je dirais l’anonymat. Il permet l’attaque ou l’insulte facile, et je pense sincèrement que ça ne donne pas forcément une bonne image des réseaux sociaux, en témoigne Twitter. Je n’y suis pas particulièrement confronté, mais je pense que beaucoup de personnes ne s’y inscrivent pas ou n’y vont plus pour cette raison.

Pour suivre le travail de Lucas Hervouet sur les réseaux sociaux, c’est par ici :

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Cyril Dumoulin : « Les réseaux sociaux sont l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle »

Cyrilwtts.pngPhotos : Arnaud Masson – Création : Well’Com to the Stadium

Cyril Dumoulin : « Les réseaux sociaux sont l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle »

Après avoir été l’un des premiers handballeurs du championnat français réellement actif sur les réseaux sociaux, l’actuel gardien du HBC Nantes, Cyril Dumoulin, continue de partager son aventure via internet.  Cela l’aura même mené vers des alternatives de carrières qu’il n’aurait peut être pas pu envisager sans les réseaux sociaux. 

Well’Com to the Stadium : Quels sont les réseaux sociaux dont tu te sers le plus ?
Cyril Dumoulin : Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin aussi de plus en plus. Ce qui m’intéresse le plus avec Linkedin, ce sont les transversalités entre le sport et l’entreprise qui peuvent m’être utiles pour ma reconversion ou mes stages.
avatar : Quelle utilité ont-ils pour toi ?
CD : Selon moi, les réseaux sociaux sont là pour raconter une histoire. Celle de Cyril Dumoulin le joueur de handball, mais également ce qu’il vit au quotidien. Je dis parfois qu’on est un peu des « intermittents du spectacle ». On a besoin du public pour exister c’est donc normal de créer cette relation avec le public, de partager avec lui ce que nous vivons, de lui donner envie de le vivre encore plus et d’être encore un peu plus proche de nous.

avatar : Est ce que la gestion de tes réseaux sociaux et de ta communication influence ton quotidien ?

CD : Oui et non. Je ne sais pas si ça vient de mon éducation, mais je m’impose de répondre à tous les messages que l’on m’envoie même si ce n’est qu’un smiley ou un merci. Les gens prennent le temps de m’envoyer un message donc c’est normal que je prenne le temps de leur répondre. Cela prend du temps, certes, mais pas autant que ce qu’on peut penser. J’ai juste pris l’habitude d’utiliser tous les petits “temps morts” qu’on peut avoir dans une journée pour répondre aux messages.


avatar : T’en occupes-tu tout seul
 ?
CD : Oui, je m’attache vraiment à gérer tout tout seul, même si parfois ça prend un peu de temps. Le but est de créer un échange, de raconter une histoire et si ce n’est pas toi qui est vraiment derrière tes posts, je trouve ça dommage. Cela ressemble plus à un « placard de publicité », une campagne de communication et ce n’est vraiment pas ce que je veux faire.


avatar : Portes-tu une réelle attention à ce que tu publies
 ?
CD : Il y a les deux. Il y a des posts où je vais vraiment faire attention à ce que je mets comme photo ou ce que je vais dire parce que j’ai le sentiment qu’il y a toujours un message à faire passer. Mais, il y a aussi des moments où ça doit me correspondre, donc si j’ai envie de mettre quelque chose, même si ça sort peut être du contexte traditionnel, je le fais. C’est aussi ça qui est intéressant, de se laisser cette liberté de s’exprimer.

avatar : Ton club donne-t-il des consignes particulières sur votre façon de communiquer
 ?
CD : Non, pas du tout. Je suis depuis très longtemps sur les réseaux sociaux, je crois même que le club y est depuis moins longtemps que moi, en tout cas de manière active. Il y a même parfois des échanges entre les joueurs et le club. Je pense d’ailleurs que ce sont des choses qui sont encore à développer. Il devrait y avoir plus de publications communes entre les clubs et leurs joueurs. L’idée, c’est de créer l’échange, le lien. Le but du réseau social n’est pas simplement de balancer des informations, c’est de créer l’interaction au maximum.
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avatar : Est ce que les réseaux sociaux te servent à resserrer les liens avec le public
 ?
CD : Je pense, oui, mais il faut bien les utiliser. Ce n’est pas une critique mais personnellement, je trouve qu’un réseau social qui n’est pas géré par la personne elle-même, ça n’a pas de sens. C’est comme avec les selfies de la victoire (désormais appelé « selfictoire » N.D.A). Avec ce genre de choses, tu peux créer des repères. Les supporters apprécient ce genre de publications car ils savent que ce sont des photos qu’ils ne verront que sur les réseaux sociaux. Ils savent qu’ils ne les retrouveront pas ailleurs donc ils se sentent plus proches de nous même si ça doit faire râler pas mal de journaliste (rires)...

avatar : Les « selfictoire » sont donc un peu devenus une tradition 
?
CD : Oui complètement. Cette année, j’ai d’ailleurs décidé que ce n’était pas moi qui prendrait la photo mais un joueur différent à chaque victoire. Ce qui est marrant c’est qu’au début, quand j’ai commencé à le faire, les mecs n’étaient pas forcément très « chauds » ou alors ils me disaient : « C’est bon, on ne va pas faire ça à chaque fois… » et puis maintenant, quand on gagne, ils me disent « bon Cyril on fait le selfie ou pas ? ».
image stage

avatar : Penses-tu que les réseaux sociaux aident au développement du sport, à sa démocratisation
 ?
CD : Evidemment ! Ce qu’il y a de plus dur dans la démocratisation du sport, c’est de prendre le réflexe, soit d’aller faire du sport, soit d’aller voir du sport. C’est une véritable démarche. C’est aussi un budget. Les réseaux sociaux rendent accessible une partie de cet univers gratuitement. Aujourd’hui, il y a énormément de vidéos de sport qui sont diffusées via les réseaux sociaux. Cela permet déjà d’avoir une véritable idée de ce qu’est le sport et de savoir si ça te plait même avant d’aller voir un match. Tu peux aussi t’attacher à des équipes ou à des personnages, des joueurs, grâce aux réseaux sociaux. C’est ça aussi qui peut amener les gens à aller voir des matches. Je pense que c’est un véritable vecteur, même aujourd’hui, l’un des meilleurs vecteurs pour attirer du monde dans une salle...

avatar : Considères-tu les réseaux sociaux comme des outils de travail dans ta carrière de sportif professionnel
 ?
CD : Oui, et c’est aussi un peu particulier pour moi car aujourd’hui je ne suis plus uniquement joueur professionnel de handball. Mais c’est aussi grâce aux réseaux que je me suis diversifié. Par exemple, mon livre est un prolongement de ce que j’ai commencé à partager sur les réseaux sociaux. Ensuite, il y a eu les stages. Et puis, même si je n’aime pas dire ça car ce n’est vraiment pas l’état d’esprit, il y a quand même une certaine démarche commerciale. Dans la mise en avant de partenaires, dans les stages, dans la boutique que je suis en train de mettre en place. Il y a cette démarche là mais c’est aussi la logique de la communication. La communication, c’est de la séduction et la question qu’il faut se poser c’est : pourquoi veut-on séduire les gens ? Tu as différentes réponses et c’est surtout ça qui est important. 

avatar : Penses-tu que les réseaux sociaux t’ont aidé au développement de tes stages de handball
 ?
CD : Oui complètement. Sans les réseaux sociaux mes stages n’auraient tout simplement jamais vu le jour. J’avais cette volonté de faire les stages et il y a eu une bonne rencontre avec mon associé. On s’est entendu sur les compétences et sur l’état d’esprit dans lequel on voulait le faire. Mais aujourd’hui, clairement, le succès de mes stages repose à 90% sur les réseaux sociaux. C’est grâce à eux que j’ai pu les faire connaître.

Pour suivre Cyril Dumoulin sur les réseaux sociaux :

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Pierre Courageux : « Il est important d’être visible dans un sport en développement comme le football américain »

pierre courageuxwtts.pngPhotos : Sebastian Dorbrietz & Uwe Zingler – Création : Well »Com to the Stadium

Pierre Courageux : « Il est important d’être visible dans un sport en développement comme le football américain »

Après avoir débuté sa carrière de joueur de football américain aux Mariners de Vannes, Pierre Courageux évolue désormais dans l’un des plus grands championnats européens, la German Football League. Il en a conscience, les réseaux sociaux et une bonne communication sont, aujourd’hui, les clés du développement de sa discipline, encore confidentielle en Europe. Rencontre avec un joueur très connecté qui maitrise son sujet.
(You will find the English version at the end of this interview).

Well’Com to the Stadium : Peux-tu te présenter rapidement et nous dire quels sont tes réseaux sociaux favoris ?
Pierre Courageux : Je m’appelle Pierre, j’ai 26 ans. Je suis originaire de Vannes en Bretagne et je joue au football américain en Allemagne pour les New Yorker Lions. J’utilise principalement Instagram ainsi que Facebook. Snapchat et Twitter également mais avec moins d’attention.
avatar : Comment gères-tu ton image sur les réseaux sociaux ?
PC : Dans la société actuelle, notre image sur les réseaux sociaux et aussi importante que celle que l’on véhicule au quotidien, dans la vie de tous les jours. Je porte une attention particulière aux contenus que je propose et partage sur les réseaux. J’essaye de proposer un contenu qui me représente et qui divertit les différentes personnes qui me suivent.

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Ton club donne-t-il des consignes sur la manière de communiquer ?
PC : Il n’y a pas de guide ou de consignes très précises mais c’est une question de bon sens et nous sommes tous plutôt responsables au sein de l’équipe. Nous savons ce qu’il est possible ou non de poster sur nos divers médias. Parfois, les coachs nous rappellent ce qui tient du bon sens. Il est vrai que lorsque certaines entreprises nous sponsorisent, elle associent leur image à l’équipe, il est donc important de rester correct.


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Est-ce quelque chose d’essentiel pour toi, aujourd’hui, d’être présent et actif sur les réseaux sociaux ?
PC : Oui, bien entendu. Ne pas être présent ne changera pas ton niveau en tant que joueur. En revanche, cela influe sur ta visibilité. Le monde du football américain est petit en France mais aussi en Europe, il est donc important d’être visible.

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Qu’est ce que les réseaux sociaux apportent à ta carrière de sportif ?
PC : Je pense que c’est un échange. Partager ma passion, c’est quelque chose qui me rend heureux. Recevoir des messages de fans qui me félicitent après un match fait chaud au cœur. En échange, je partage avec eux mon quotidien et leur propose d’interagir avec eux. Parfois, cela m’offre certaines opportunités telles que du sponsoring ou bien même des contacts avec des joueurs/coaches à travers le monde.

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Tu as aujourd’hui près de 12 500 abonnés sur Instagram, cela influence-t-il ton quotidien ?
PC : Dans une certaine mesure oui, mais je reste naturel et je partage simplement mon quotidien. Je n’en fais pas ‘’plus’’ pour divertir les gens, je reste moi même. Là où ça change mon quotidien, c’est dans le temps que je passe sur les réseaux, j’y passe plus de temps qu’avant.

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Comment appréhendes-tu ton rôle d’« influencer » ?
PC : J’ai mis ça de façon ironique, mais je me rends compte que c’est un mot qui colle à plein de situations et j’ose croire que j’en suis un malgré tout. Alors je joue le jeu et j’essaye, du mieux que je peux, d’inspirer les gens, de les encourager, de les aider. Le football américain est encore confidentiel, alors, si à mon niveau, je peux aider le sport ou ses pratiquants, je le fais.

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L’équipe de France de football américain a récemment été sacrée championne d’Europe. Que penses-tu de la communication qui a été faite autour de cet événement ?
PC : Ce n’est jamais évident de gérer la communication d’un sport comme le mien. Les médias classiques ne s’y intéressent pas ou peu. Il faut alors pouvoir proposer une alternative et utiliser les ‘’nouveaux’’ médias, les réseaux sociaux, pour toucher directement les gens qui sont ou pourraient être intéressés. La communication a été correcte mais je suis un perfectionniste et je pense qu’il est toujours possible de faire mieux. Certaines petites choses auraient pu être faites.2.png

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Selon toi, comment la communication des sports en développement pourrait être améliorée ?
PC : Il faut être omniprésent sur les réseaux, démarcher encore et encore, être visible le plus possible, utiliser la vidéo et les plateformes comme Youtube. C’est absolument essentiel de proposer du contenu en permanence. J’ai le sentiment que certains de ces sports n’utilisent pas assez ce secteur et se contente des filières plus classiques avec un article dans le journal local une fois tous les 6 mois. Il faut susciter l’envie chez les jeunes car ils sont l’avenir de nos sports.

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Penses-tu que les réseaux sociaux peuvent être moteur du développement d’un sport comme le football américain ?
PC : J’en suis persuadé, c’est une magnifique opportunité d’avoir une relation directe avec des joueurs potentiels via les réseaux. L’image de ce sport est essentiellement arrivée à nous par les films et séries américaines, la continuité passe par les réseaux sociaux.

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Quelles sont les limites des réseaux sociaux dans le sport pour toi ?
PC : Je pense qu’utilisés habilement il n’y en a pas tant que ça. Avec les réseaux et internet, tout est possible. L’addiction aux réseaux peut être le seul problème que je perçois.

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ENGLISH VERSION

He began his career as an american football player in a little french team, the Mariners de Vannes and now Pierre Courageux is playing in one of the biggest european championship, the German Football League. He’s aware, the social networks and a good communication are the key to develop his sport, which is still a confidentional one. Interview with a really connected man who knows what he’s talking about !

Well’Com to the Stadium : Can you introduce yourself and tell us which social networks you mostly use ?
Pierre Courageux : My name is Pierre and I’m 26. I’m from Vannes in Britanny (France) and I am playing american football for the New Yorker Lions in the german championship. I mostly use Instagram and Facebook. Snapchat and Twitter too, but with less attention.

avatar : How do you manage your image on social networks ?
PC : In today’s society your image on the social networks is almost as important as your image in the real life. It’s really important to me to choose precisely what I share on my social networks feeds. I try to offer contents that represent me and entertain my followers.


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Does your club give some special advices on how to communicate ?
PC : There are no precise rules, but it’s common sense and we are quite reliable in the team. We know the limits on what to share or not to share on our social networks.
Sometimes, the coaches have to remind us some basic rules but it’s mainly because of our sponsors. Companies link their image with our team so it’s important to stay right.


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Is being active on social networks something really important to you ?
PC : Yes, of course. It would not change something on your abilities as a player, but it can change your visibility. The american football world is little developed in France, but also in Europe. So it’s really important to be viewable.

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What do social networks bring you as an american football player ?
PC : I think it’s places for exchanges. Sharing my passion is something that makes me happy. It’s always warming to receive fan’s congratulations messages after a game.
In order to give something back, I share my daily routine with them and offer a way to interact. Sometimes, it also brings me some opportunities like sponsoring or interacting with players or coaches through the entire world.

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You are followed by almost 12 500 people on Instagram, does this have an impact on your life ?
PC : In a way, yes, but I want to stay who I am. I just share my daily routine, I don’t do more just to entertain people. I stay true to who I am. It changed my life due to the fact that I spend more time connected than before.

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How do you deal with your « influencer » role ?
PC : It was a joke in a first place, but I’ve been realizing that it’s a meaningful word and I dare to believe that I really am one. So I play the game and I try my best to inspire people, to support them, to help them. The american football is still a small sport so if I can contribute to help my sport or its participants I just do it.

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The french american football team recently won the European championship. What do you think of the communication that has been made on it ?
PC : It’s never easy to communicate on a sport like mine. Traditional media don’t, or very little, pay attention to it. So, if you want to touch directly potential interested people, you have to suggest an alternative or use the “new’ media.
The communication was pretty good, but I’m a perfectionist and I think you can always do better. Some little things could have been added.
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avatarHow do you think we can improve the developing sport’s communication ?
PC : You have to be omnipresent on the social networks, to approach potential players over and over, to be visible everywhere it’s possible, to use the video platforms like Youtube. It is absolutely essential to share content constantly.
I have the feeling that some of these sports are not using fully this field and stay with traditional means like having a local newspaper article once in a 6 months. You have to inspire the young people whose are our sport’s future.


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Do you think the social networks can be useful to develop sports like American football ?
PC : Yes, I am convinced of it ! Social networks offer us a huge opportunity to be directly linked with potential players.
We have been reached by this sport mostly through American movies and tv shows, now we have to use social networks to keep that up.

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According to you, what are the social networks limits ?
PC : I think if you use it cleverly there is no real limit, everything is possible with the social networks and internet. Social networks addiction is the only limit for me.

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Les sportifs et la communication

les sportifs et la com

Retrouvez tous les mois une interview d’un sportif ou d’un acteur du sport. Comment perçoivent-ils la communication dans le sport en 2018, comment utilisent-ils les réseaux sociaux, … Cela n’aura plus aucun secret pour vous !
Et ça commence dès ce mercredi 15 août
Stay tuned 🙂
Every month, find here an interview of a sportsman or a sport industry player. How do they perceive the sport’s communication in 2018, how do they use social networks ? It will not keep any secret for you anymore. 
And it starts on Wednesday 15th August.
Stay tuned !